Pokémon life

Imagine toi un jour transformé en pokémon mais tu n'es pas le seul dans ce cas
 
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 Demon's Eyes

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Rayquaza
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MessageSujet: Demon's Eyes   Sam 5 Mar - 18:49

Chapitre I.

Un nouveau cycle....


" Allez tu verras, tu finiras par t y habituer ! "

Je levai un regard endormi vers mon frère cadet, Florent, tandis qu'il pianotait adroitement sur les touches de mon portables.

" En plus, il neige ! Que demander de plus ?
- Que tu la boucles. "

Florent prit un air outragé et jeta un regard à travers la vitre de la voiture.
Depuis que mon père avait trouvé un nouveau travail, suffisamment bien payé pour permettre un nouveau déménagement, nos journées étaient réduites aux transports de nos affaires vers notre nouvelle demeure, un appartement plutôt luxueux en centre-ville, avec vue sur un vaste parc, d'après mon père.
Déménager ne me posait pas de problème en soit, l'habitude peut être, mais le plus récurent restait la réintégration.
Chacun de mes transferts, de villes en villes, étaient accompagnés des mêmes paroles réconfortantes de mon frère, du même rictus gêné de mon père, et du même regard dubitatif de la part des autres. Mais déménager en pleine période hivernale, c'était la meilleure.

" Armand, ne dis pas ça à ton frère, tu sais que ta mère...
- Maman n'est plus là, elle n'en saura rien."

Mon père, homme frêle et de petite taille, n'avait qu'un seul mérite incroyable dans vie : sa chance, qui était constamment à ses côtés.
Que ce soit dans sa plus tendre enfance, jusqu'à sa rencontre avec ma mère, 18 ans auparavant, tout semblait tourner en sa faveur.
La mort elle-même semblait l'éviter. Pourquoi puis-je affirmer ceci ?
Une chute de 15 mètres. Un jour où la pluie s'abattait avec fracas sur la route et le pare-brise de la voiture. Il était le conducteur, ma mère était à sa droite, et une autre personne derrière eux. Un ami à lui, d'après ce que j'ai pu savoir. Je n'avais que trois ans, et Florent venait de naître. Nous étions gardés par une nourrice, quand l'incident se produisit.
Mon père ne pu contrôler le véhicule, qui glissa dans la pente.
Vous savez, ces petites routes dans la montagne, qu'il fait bon de parcourir tranquillement en respirant l'air frais et en observant le paysage... cela entraina le décès de ma mère, et de l'autre passager.
Ma mère fut morte sur le coup, après autopsie. Le moteur aurait broyé brutalement la totalité de ses organes en s'enfonçant à moitié dans son corps, avant de ressortir sur le côté. Mon père l'évita, Dieu sait comment. Quand au troisième passager, une souche d'arbre mal placée eut raison de lui en le perforant et en le sectionnant ensuite, la voiture n'ayant terminée sa course à ce stade là.

Comment est-ce que j'en sais autant ? Hum... j'avais tenu à connaître précisément tout les détails, et j'avais du forcé mon père à tout me dire, en prétendant le détester pour le restant de ses jours s'il ne me disait rien.
Lui, qui sortit vivant et en un seul morceaux de cet accident, un miraculé pur et dur. Mais il du s'occuper de moi et de mon frère en retour, encore très jeune.
Nous eûmes une éducation convenable, et sa chance intervint une fois encore.

" Armand, désolé, mais... enfin quoi, tu aurai préféré que je sois tué, moi aussi ? Tu aurai voulus te retrouver orphelin, et rester seul avec ton seul frère comme famille ?
- Ça, non. "

Mon frère saisit aussitôt la nuance, mon père non. Content de voir que mon sens de l'ironie était toujours fonctionnel, j'en profitai pour dérober mon propre portable à mon frère, dans le seul but de l'embêter davantage.

Ce n'était pas un portable haut-de-gamme que j'aurai voulus avoir, un an plus tôt, mais comme le disait si bien mon père, "Un téléphone, sa sert à téléphoner, envoyer des messages à la limite. De nos jours, les constructeurs y mettent tellement d'applications qu'on pourra bientôt s'en servir comme d'un micro-ondes !" ; c'est ainsi que j'héritai d'un vieux Samsung, le portable le plus "portable" du monde, ayant l'étonnante faculté de vaincre n'importe quel autre portable en question de qualité sonore brut.
Seule la mémoire lui faisait défaut, m'obligeant à vider régulièrement ma boite de réception et d'envoi.
Ceci ne m'empêchait cependant pas d'en profiter pleinement.
Ma liste de contact était faramineuse, dans le sens où chaque nouvel emménagement apportait son lot habituel de rencontres... comme de séparations.

" Tu sais, sur tout tes contacts, pas un n'oublies de t'envoyer un message par jour, tu pourrai leurs répondre quand même !
- Non mais de quoi j'me mêle ! Trop fatiguant de toute façon...
- Bah te plains pas si tes amis te lâchent à force. "

Mon petit frère avait souvent raison. Mais qu'est-ce qu'il était stupide ! Du haut de ses un mètres soixante et de ses treize ans, il pensait que le monde entier tournait autour de moi, son ainé. Et l'idée de le remettre dans le "droit chemin" pour lui faire comprendre que je n'étais pas le centre du monde ne parvint jamais à rentrer dans son crâne.
Mon portable vibra au moment où je refermai le clapet, je sentis le regard de Florent sur moi. Je le fixai droit dans les yeux, et j'eus le droit à son " ben quoi ? " habituel, avant qu'il ne détourne son regard. Je profitai de ce moment pour voir qui venait de m'envoyer un message... et fronçai les sourcils.

" Ton ex ?
- Flo, la prochaine fois que tu l'ouvres, je t'assure que e vais te faire bouffer mon..
- Armand, Florent, nous sommes arrivés. "

Surpris, je tournai la tête pour observer l'extérieur de la voiture à travers la vitre. Malgré l'épais rideaux de neige qui tombait, nous étions apparemment arrivés à destination. Je parcouru rapidement les lieux avec mes yeux, puis sortit du confort et de la chaleur de notre véhicule pour affronter la neige et le froid.
Le seuil de mon nouveau logis se dressait face à moi, pour la première fois. Une nouvelle vie m'attendait... encore.

" Quel étage, p'pa ?
- L'immeuble entier est à nous, Armand. "

Je me figeai et me tournai vers lui, il ne semblait pas plaisanter. Florent tirait la même tête que moi en entendant ça.
Nous avançâmes vers la porte d'entrée, qui ressemblait fortement à celle de n'importe quel immeuble lambda, et nous arrêtâmes devant la poignée.

" C'est déjà ouvert.
- Un immeuble pour nous trois ? Comment un immeuble de ce genre peut être acheté seulement pour trois personnes ? C'est insensé !
- Écoutes, Armand, je fus moi même très surpris la première fois... je pensais que le vendeur se moquait de moi.
- Et ? Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis ?
- Tu es au second étage, voilà toutes tes clés. Moi et Florent, nous resterons au premier. Le rez-de-chaussé est utilisable pour quasiment tout, mais ne poussons pas les choses trop loin, il reste et restera à tout le monde. Les étages ont tous étaient ré-aménagés, de tel sorte qu'il ne ressemble à un immeuble banale uniquement de l'extérieur. On rentre ? "

Il ne répondait pas à ma question, mais moi et mon frère trépignions d'impatience. Je fis tourner la poignée, entendis un déclic, et m'engouffrai dans le bâtiment. L'intérieur était plongé dans l'obscurité.
Mon père entra juste après moi, et bifurqua vers la droite. Florent suivit, et attendit que la lumière vienne.

" Hum... le propriétaire m'avait dit que les interrupteurs étaient quelque part par... là ! "

J'entendis un autre déclic, et je vis des lumières éclairer le second étage, à travers l'escalier en colimaçon qui était désormais visible. Bien qu'assez faible, l'éclairage me permit de distinguer également d'étrange motifs verts sur les murs. Ainsi qu'un parquet noir, faisant office de marche, vers l'étage supérieur.

" Pas la bonne.
- Je sais... ah, voilà ! "

Un nouveau déclic retentit, un vrombissement suivit, et le rez-de-chaussée fut littéralement illuminé par des dizaines de lustres flambant neufs suspendus au plafond. J'étais totalement sous le charme. Mon regard fit le tour de la pièce, bien plus spacieuse qu'un rez-de-chaussé habituel je devais l'avouer, m'arrêtant sur les arabesques couleur émeraude peintes sur les murs, à ne plus en finir, puis il croisa celui de mon père. Il semblait ravi de ne pas me voir protester sur tout et n'importe quoi, pour une fois.

" Comme expliqué précédemment, l'immeuble a subit quelques... retouches. La peinture a était totalement refaite, le parquet aussi, des cloisons ont étaient abattues pour élargir les pièces, et les fenêtres sont équipées de double vitrage maintenant. Il parait qu'elles se brisaient au moindre choc, avant...
- Comment as-tu trouvé l'argent pour ce... palace ?
- C'est bien le mot, Armand, et tu n'as encore rien vus. Et bien, tout a était financé par un investisseur, qui s'intéressait beaucoup à toi... bref.
- Hein ? "

Il m'adressa un large sourire et vint se placer devant les escaliers. Une multitude de dalles de parquets noirs s'élevaient magistralement derrière lui. Il posa son pied sur la première marche avant de poursuivre.

" Un homme haut-placé a était séduit par ton "parcours". Depuis ton enfance, jusqu'à aujourd'hui encore, tu as excellé dans tout les domaines, que ce soit scolaire, sportifs, et même psychologique. En somme, en échange de cet endroit, je lui ai promis... quelques entretiens en tête à tête avec toi. Avant de m'interrompre, Armand, laisse-moi te dire que tu n'auras qu'un rendez-vous par moi seulement avec lui.
- C'est un moindre mal, en effet... mais nous aurions pu en parler avant.
- Je te l'aurai dis, nous n'aurions jamais déménagé.
- Pas faux. Et...qui est-il, exactement ?
- Je n'en sais pas plus que toi pour l'heure, désolé. "

Je soupirai. Je pris l'initiative de visiter de fond en comble cet "étage", puis je retournai près de mon père, qui était restait à m'observer durant ma phase d'exploration.

" Florent s'est éclipsé là-haut, à ce que je vois.
- Et il semble s'y plaire.
- Je peux...
- Bien sur, fils. "

J'esquissai un sourire quand les lumières s'éteignirent brusquement. J'entendis Florent hurler de rage, à l'étage du dessus, et me rendis compte que mon père faisait de même.

" Papa, pourquoi t'as coupé le courant ? J'étais sur la Wii !
- C'est rien, Flo, justes les plombs qui ont lâchés. Il neige beaucoup, je vous rappel. Saleté de groupe électrogène... Armand ?
- Compris. "

Je sortis mon Samasung de ma poche et me servis du halo de lumière de ce dernier pour guider mes pas jusqu'au côté gauche de l'escalier.

" Où vas-tu, Armand ?
- Si tu me demandes d'aller rétablir le courant, c'est que le générateur n'est pas à ce niveau. La buanderie à gauche de l'entrée en possède un, mais il sera inutile, car il ne peut gérer tout la maison, de part sa taille relativement petite. J'en déduis donc que le principal se situe dans la cave, qui elle même se situe sous la trappe dessous ces escaliers.
- Quel perspicacité ! Un vrai Sherlock Holmes ! Mais qu'est-ce qui te dis qu'il n'est pas situé là-haut plutôt ?
- Ne connaissant pas la maison, tu serais partis toi même pour le remettre en marche. Au lieu de ça, tu m'as directement appelé. Hors, je suis le seul à savoir que tu as la phobie des caves.
- Tu me rends fière de toi, fiston ! Mais garde ça pour toi, veux-tu. Florent n'est pas ben loin. "

Je pouffai silencieusement tandis que mon père éclata de rire, et je relevai la trappe en bois menant à la cave. J'eus l'impression que je n'arriverai pas à la débloquer, et il me fallu insister pour que la poignée soulève le reste. Un courant d'air froid s'en échappa, et une odeur de renfermé suivit. Contrairement aux autres endroits m'ayant était donné de visité plus haut, je déduisis aisément que personne n'avait mis les pieds ici depuis fort longtemps.
Les escaliers qui s'enfonçaient dans les ténèbres grinçaient sinistrement à chaque marches franchies.

" Hey, papa, une idée de là où se situe le générateur ?
- Le génie sécherait-il ?
- Laisses tomber. "

Je refis passer dans ma tête chaque éléments disposés à l'étage supérieur, tout en posant précautionneusement mon pied sur une surface plus rigide.

" Douze marches, hein ? Une vraie cave... "

L'image des câbles émergeant du sol dans la buanderie me revint en mémoire immédiatement. Autrement dit, et par superposition, mon objectif devait se trouver quelque part au fond à droite de la cave.
Je me mis en marche, portable rivé devant moi, faisant tâtonner ma main un peu partout, pour ne pas trébucher sur d'éventuels objets pouvant être entreposés ici, s'avérant être présent en surnombre.
Parfois, je sentais des choses craquer sous mes pieds, et pour pousser la paranoïa jusqu'au bout, je me sentais observé. Rejetant ce sentiment sur le noir environnant m'encerclant dans un rayon d'un mètre cinquante autour de moi, je parvins finalement dans l'angle de la pièce, où un boitier métallique vert sur lequel un énorme levier relevé m'apparut.
M'avançant davantage, je posai ma main dessus lorsque quelque chose me frôla la jambe.
Mon cœur frôla autre chose, lui : l'infarctus. Ma main resserra vivement le levier, sans pouvoir le baisser pour autant.
Pivotant rapidement sur mon pied gauche, je n'eus guère besoin d'une source de lumière pour contempler les deux yeux en fentes, d'un jaune d'or, et luisant dans l'obscurité, qui m'observaient sans ciller.
Les ténèbres donnèrent l'impression d'être vivants, hostiles même. Qu'ils étaient une mâchoire sans limites, et moi à l'intérieur. Ma main, par réflexe, et grâce à la peur sans doute, fit descendre le levier d'un coup sec.
Les yeux se plissèrent, puis s'évanouirent dans l'ombre. Un nouveau vrombissement se fit entendre, puis les lumières de la cave s'allumèrent toutes simultanément, et à en juger les cries de joie de mon père, le phénomène s'était répété plus haut. Revenant à l'endroit où se tenait précédemment les deux fentes jaunâtres, je ne fus pas surpris de ne plus les trouver.
Soupirant de soulagement, je progressai vers les escaliers tout en rangeant mon portable dans ma poche, quand je compris d'où provenait les bruits de craquements lors de mon aller.
Des cadavres de rongeurs jonchaient le sol, par centaines à vue d'œil, et il ne restait pour la majorité d'entre eux que des os éparpillés dans tout les sens.

" Cadavre de rongeurs... yeux luisants et jaunes... silhouette assez petite à en juger la sensation... un chat ? "

Ma déduction me parut tellement évidente qu'elle en devenait stupide de devoir exister.
Je jetai un dernier regard sur cet étrange endroit, cimetières de souris et de rats, avant de monter les escaliers pour retourner au rez-de-chaussé. Un interrupteur situé à côté de la trappe me fit chaud à cœur; pas besoin d'aller chercher plus loin pour éteindre les lumières.
La conscience tranquille, ma tête sortit de la trappe quand un autre courant d'air passa.
Quelque chose clochait. Comment des courants d'airs pouvaient sortir de la cave, alors que celle-ci semblait hermétiquement close, ne possédant aucune fenêtres ni aucune source d'aération, au premier coup d'œil ?

" Mystère à résoudre plus tard. "
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